samedi 19 septembre 2015

Le nom de la rose - Umberto ECO

Comme promis jeudi soir sur ma page facebook, voici l'article sur le roman qui est, depuis déjà trois décennies, mon livre préféré !

Auteur : Umberto ECO
Titre VF : Le nom de la rose
Edition française originale : Grasset - 1982

Titre VO : Il nome della rosa
Traduction : Jean-Noël SCHIFANO
Edition originale : 1980

Genre : policier historique / polar médiéval

Prix Strega 1981
Prix Médicis étranger 1982

Edition lue : Le livre de poche
Nbre de pages : 640 pages
ISBN : 9782253033134
Prix : 7,90 €
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Quatrième de couverture
En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu'est l'abbaye située entre Provence et Ligurie, en l'an de grâce et de disgrâce 1327, l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l'Abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l'espace de sept jours...


Mon avis
En l'an de grâce 1327, alors que la chrétienté est divisée entre l'autorité du pape Jean XXII et celle de l'Empereur Louis IV du Saint-Empire, se trouve une abbaye bénédictine située aux confins de la Provence et de la Ligurie. Un lieu voué à la prière et à l’étude avec sa bibliothèque qui fait l’admiration de tout l’Occident chrétien, à l’écart des violences et des luttes de pouvoir qui déchirent les royaumes voisins. Jusqu’au jour où un moine est trouvé mort au bas des murailles...

Dès leur arrivée à l'Abbaye, le moine franciscain Guillaume de Baskerville, ancien Inquisiteur, accompagné de son novice et secrétaire, le jeune Adso de Melk, narrateur du roman, seront invités à élucider le mystère de cette mort.  Rapidement, ce que beaucoup semblaient considérer au départ comme un suicide prend des allures de plus en plus inquiétantes, suite à une funèbre et sanglante série d'autres décès. Et lorsque l'Inquisiteur Bernardo Gui fera son arrivée à l'Abbaye, envoyé par le pape lui-même, on va quasiment sombrer dans la folie...

Le Nom de la rose est un roman policier médiéval fascinant. Rapidement, on est plongé dans le vif du sujet avec le décès très énigmatique de l'enlumineur Adelme d'Otrante, retrouvé mort au pied d'une tour dont toutes les issues sont fermées. Dès ce moment, l'intrigue va nous tenir en haleine tout au long de la lecture grâce aux nombreux rebondissements, qui apparaissent tout au long du roman sous la forme d'une série de morts plus énigmatiques les unes que les autres et que l'on n'aura de cesse que de résoudre. Mais, à chaque fois qu'on croira toucher la solution du doigt, une autre mort surviendra, qui nous plongera encore plus profondément dans les ténèbres de l'énigme.

Ainsi, malgré la longueur de ce roman, pas un instant on ne s'ennuie. Même lors des longues descriptions ou des longues discussions entre Guillaume et son novice, car elles vont apporter une dimension philosophique à l'ouvrage. Une grande partie de l'intrigue repose sur la théorie aristotélicienne du rire et plus particulièrement du rire de Jésus, qui était une question théologique récurrente au Moyen-Âge. Il s'agissait de savoir si la théorie d'Aristote selon laquelle "le rire est le propre de l'homme" peut s'appliquer au Christ car dans aucun des textes bibliques, il n'est jamais fait mention d'une quelconque forme de rire de sa part. Cet ouvrage est donc aussi et presque même plus, un essai philosophique qui traite, parmi de très nombreux sujets, du plaisir, du rire, de la sagesse, de la science, du savoir, de la liberté et surtout, de la liberté d'accès à la connaissance et au savoir.

Pour ma part, il s'agit du meilleur ouvrage qu'il m'ait jamais été donné de lire... Je l'ai lu pour la première fois il y a une trentaine d'années. Depuis, je l'ai lu et relu à plusieurs reprises, mon ressenti a sans doute évolué mais il est toujours resté si puissant que ce chef d'oeuvre de la littérature contemporaine est devenu mon livre de chevêt, ma bible !

PS : la seule fois où cette lecture m'a déroutée, c'était juste après en avoir vu l'adaptation cinématographique. Les images visuelles que mon esprit s'était forgées sont venues se télescoper avec celles du film, qui sont ensuite restées dans ma mémoire et sont venues perturber ma vision du roman. Mais ce fut bref et les fois suivantes, j'ai aimé mettre un visage plus réel sur chaque personnage, et comparer les différences entre l'oeuvre littéraire et l'oeuvre cinématographique qui, si elles sont relativement nombreuses, n'enlèvent rien à l'histoire car la réalisation de Jean-Jacques Annaud reste très fidèle sur le fond de l'histoire.


Ma note
Vous l'aurez compris, cet ouvrage est pour moi un véritable chef d'oeuvre, je lui attribue donc un splendide coup de ♥ ♥  !


Cette lecture a participé aux challenges
ABC 2014-2015 (lettre E) - Pavés 2014-2015 (640 pages) - Autour du monde (Italie) - 
2015 Reading Challenge (un roman à suspense)

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